Bénéfices de la conduite des sols en non labour

La majorité des agriculteurs dans le monde qui pratiquent le semis direct pour exploiter leurs terres ont compris que l’utilisation du labour a détruit une grande partie des sols agricoles de notre planète. La déforestation, l’érosion hydrique, et éolienne, la sédimentation ont provoqué une dégradation du milieu naturel pour tous les êtres qui l’habitent.

 

Nos ancêtres à la recherche de terres fertiles, ont utilisé la hache, le feu et les premiers outils de travail du sol ; la charrue. Au XX siècle sont apparus des outils plus agressifs, plus puissants ; chisel, déchaumeurs a disques, rotavateurs, sous soleurs.


A cette grande diversité d’outils de travail du sol, s’est ajouté un usage massif du feu, pour l’élimination des résidus de récolte. De cette manière a été détruit la majeure partie des sols agricoles du monde.

 

Détruire les sols de la planète signifie détruire la vie qui y habite. Les écosystèmes se dégradent progressivement pour atteindre un point de non retour de la vie dans ses conditions originales.

 

Les agro-écosystèmes ne peuvent se maintenir ou s’améliorer quand le Carbone détruit par oxydation (labour feu, obsolescence) est en équilibre ou augmente grâce au processus de photosynthèse, c'est-à-dire par la fixation du carbone atmosphérique (CO²) que la planète produit en permanence.

 

On peut donc en conclure que au niveau de la planète l’agriculture contribue à l’effet de serre et aux conséquences négatives sur le climat que nous observons tous aujourd’hui. 

 

La grande préoccupation des agriculteurs aujourd’hui est de faire produire des sols épuisés en matière organique. Ce qu’ils réalisent grâce à l’utilisation des fertilisants chimiques et le travail du sol. Ce qui finalement contribue plus à l’oxydation de la matière organique, car ces pratiques ne se soucient pas des conséquences négatives sur le sol et les plantes.

 

La matière organique du sol est vitale pour maintenir ses propriétés naturelles. Les premières conséquences que l’on observe sur un sol érodé dont le taux de matière organique a baissé suite à une mauvaise conduite culturale, sont la perte de la capacité d’infiltration et de rétention d’eau. Ceci influe directement sur les rendements, car sans eau disponible, les rendements sont affectes.

 

De plus le manque de matière organique (moins de 5%) implique une dégradation de la structure et de la porosité du sol en augmentant sa densité apparente. Ces facteurs sont très négatifs pour un développement normal du système racinaire des plantes et leur alimentation en eau.

 

Ne plus travailler le sol, et gérer efficacement les résidus de récolte génère a court terme les conditions optimum pour le sol et les plantes cultivées. Cependant la majorité des agriculteurs qui pratiquent le semis direct peuvent ignorer les bénéfices induits qu’apporte ce système.

 

Plus de bénéfices ;

En général les sols agricoles les plus productifs contiennent des argiles de bonne qualité comme la montmorillonite, vermiculite, illite (2 :1) qui se caractérisent pour être des particules très fines en épaisseur, mais avec proportionnellement une grande surface spécifique. Si le producteur possède des sols sableux, ou avec des argiles de mauvaise qualité, comme la kaolinite (1:1) , la taille des particules est plus grande, ce qui provoque des conditions plus difficiles pour les productions végétales. Ces sols normalement ne s’expansent pas et ne se contractent pas lorsqu’ils absorbent de l’humidité ou la perdent. Cette importante caractéristique physique des sols ne s’améliore qu’en augmentant le taux de matière organique. 

 

Les caractéristiques physico chimiques des argiles ne peuvent pas être améliorées par l’homme, car il s’agit de caractéristiques génétiques naturelles. Par contre il est possible d’améliorer la capacité d’absorption des sols, améliorer la porosité, la capacité d’échange cationique (CIC) et principalement la densité apparente, ceci en améliorant le taux de matière organique du sol.

Les sols de la ferme de Chequen de la cordillère côtière du Chili, sont constitués d’un pourcentage élevé d’argile kaolinite, de faible qualité agronomique. Cette argile possède une faible capacité d’échange cationique
Qui n’excède pas 15 meq/100g.s.s. Si l’on compare a une montmorillonite, celle-ci est supérieure a 80 meq/100g.s.s

 

La CIC est un phénomène important qui améliore la rétention cationique par différence de charge électrique. Ce phénomène est stimule par la faible épaisseur des particules (inférieur a 2 millièmes de millimètre). Quand les particules minérales ou organiques ont une surface spécifique inférieure à celle mentionnée précédemment, elles se chargent d’anions (électricité négative). Cette condition naturelle permet de fixer des cations comme Ca++, Mg++,K++,Na++et NH4++, et permet ainsi d’éviter leur lixiviation.

 

Ce phénomène de grande importance pour la fertilité des sols, s’obtient également dans des sols de mauvaise qualité, mais le producteur doit permettre que le processus de photosynthèse soit un phénomène permanent, même en plein hiver. Et que les résidus de récolte ne soient pas incorporés et permettent que leur décomposition se fasse à la superficie du sol. C’est seulement ainsi qu’ils se transformeront en matières humiques stables et de haute CIC.

 

Il est probable que ce qui est exposé dans ces pages, en particulier l’importance du non labour permanent, offre aux producteurs des avantages supplémentaires quand les résidus entrent en jeu dans le processus de production, en alimentant le sol, c'est-à-dire la vie qu’il contient. La physiologie active des microorganismes, et de la mesofaune du sol engendre une plus grande quantité de coprolithes, matières organiques indispensables a la formation d’humus, de grande valeur pour la nutrition du sol et des plantes ; Le grain pour l’homme , et la paille pour le sol. 

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